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Rachat crédit : À partir du moment où on signe un contrat de crédit à la consommation, on s'engage

Les répercussions sur le crédit à la consommation se font déjà sentir aux USA où les autorités s'inquiètent du niveau de surendettement des ménages.

En France, les procès et litiges sont de plus en plus nombreux mais la justice donne raison aux sociétés financières mais en sera-il toujours ainsi et le crédit ne risque-il pas d'être plus encadré ?

En exemple, le cas de ce couple jugé récemment à Paris.

Un couple a étét depuis les années 1970 des clients fidèles de l'organisme financier Cetelem pour des crédits à la consommation.

Les derniers en date, conclus dans les années 1990 avec des taux d'intérêt compris entre 14 et 18 %, sont, au bout de sept années de règlements sans histoire, devenus trop lourds.

Il fut donc convenu d'une restructuration de crédits dont l'objet consistait à desserrer l'étau qui étouffait la famille tout en allongeant du coup la durée des mensualités.

Des années plus tard, alors que Monsieur et Madame sont en instance de divorce, cette chaîne de l'endettement qui les relie encore leur paraît insupportable.

Monsieur n'a rien de précis à réclamer, sauf l'effacement pur et simple de sa dette.

Il dénonce à l'audience les méthodes des organismes prêteurs et dénonce un scandale sur les méthodes de ces sociétés.

L'avocate de Cetelem s'étonne de son attitude. Elle fait remarquer que l'opération de rachat de crédit a eu pour effet de « ramener le taux effectif global du crédit à 9,78 % et d'alléger les mensualités. »

Avec la précision clinique des gens habitués aux chiffres, celle-ci fait le point sur la situation du débiteur : chaque mois, il est prélevé sur son compte 553 € et il lui reste à ce jour 7059 € à payer.

Monsieur riposte: « J'ai payé depuis longtemps la totalité du capital dû et même 35 % des intérêts. Voici les chiffres : j'ai remboursé 35 000 € et 11 000 € d'intérêts. Maintenant, cela suffit. J'ai terriblement souffert. J'ai eu cinq enfants à élever. Ma famille a besoin de souffler »

Le président n'est pas insensible à sa détresse mais rappelle dans notre société, à partir du moment où l'on signe un contrat, on s'engage.

Il ne donne guère d'espoir d'un jugement en sa faveur qui sera donné le 4 Décembre prochain.

Source : Tribunal d'instance de Paris XI ème

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